Chéri, j’aime ta peau !

Il fut un temps où la virilité était associée à la gravité de la voix, la dureté du geste, l’irascibilité du caractère, l’imperméabilité de la carrure, la rigidité des idées, la maîtrise de la sensibilité, la retenue des émotions, la rudesse, voire l’âpreté, de l’épiderme. Et, corollaire indispensable, forte odeur. Odeur naturelle, brute, sauvage laquelle est rarement synonyme d’agréable… Le tout pouvant quasiment se résumer par une maxime revisitée : à esprit performant couenne dure. Au-delà de cette panoplie point de salut, et même pire encore, opprobre, rejet, hallali, moquerie, violence. Le problème de cette panoplie, ce n’est pas qu’elle soit totalement repoussante ou qu’elle manque de séduction éventuelle. Le problème est que c’est une caricature.

Mais surtout une caricature passée date. Périmée depuis longtemps, très longtemps en vérité. Ou alors il faudrait remonter au moins à l’âge de bronze, et encore, seulement en Occident, car le rituel du bain, les massages aux huiles odorantes, les onguents de santé et de beauté, les encens, les fioles de parfum aussi, faisaient partie du quotidien des peuples du Japon, de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique du nord, de la Mésopotamie, de la Perse, et même des peuples amérindiens d’Amérique du sud et du nord, de toutes les couches de la société. À croire qu’il n’y a qu’en Occident et ses origines, la Grèce, l’Illyrie, qu’il faut attendre le dernier siècle av. JC pour qu’hygiène, cosmétique et parfumerie se développent, pour les femmes et aussi pour les hommes.

Évidemment, ça n’arrange pas les clichés quand on se souvient que la société grecque ainsi qu’une forte partie de la société romaine, « souffraient » d’efféminisation. Idem pour les cours royales de France, de Navarre, d’Angleterre où certes l’art du parfum et le souci des soins de la peau et le goût prononcé pour la mode et la bijouterie se sont considérablement développés, perfectionnés et complexifiés mais enfin, ces homes en bas de soie et cache-sexes proéminents étaient-ils vraiment des mecs ? Trop soignés, trop parfumés, trop poudrés, trop embijoutés… mais surtout, rappelons-en tout de même, vraiment libertins et rompus à l’art de la bagatelle et du libertinage. Les clichés caricaturaux ont donc fait long feu. Il n’y a guère que dans le roman Lady Chatterley, de D.H Lawrence, que le désir est déclenché par la puissance des relents d’humus, sinon d’écurie.

Contrairement aux idées reçues, la cosmétologie masculine ne date donc pas d’hier. Douceur, élégance et effluves rares, barbe douce, cheveux odorants, souplesse de l’épiderme du corps et du visage, souci de présenter son meilleur visage, de faire bonne figure, au sens propre comme au sens figuré, sont aujourd’hui synonymes de force de caractère, de fiabilité, d’exigence et de maîtrise, de convivialité et de leadership car quiconque se soucie et maîtrise son propre corps, plus il est susceptible de se soucier et de maîtriser ses relations, privées ou professionnelles.

Curieux comme les critères peuvent évoluer. Ce qui il n’y a pas si longtemps passait pour une assurance de virilité est aujourdhui synonyme de laisser aller, et donc de faiblesse de caractère… Car au nom de quelle loi improbable la peau masculine serait-elle moins fragile, moins sujette aux rides, moins nécessiteuse de soins, d’huiles, de crèmes, de lotions et de fragrances subtiles que la peau féminine ?

Dealy vous offre la liberté d’explorer diverses gammes de cette définition réactualisée de la virilité. Gels, baumes, lotions, gels douche, laits de douche, huiles de barbe, soins lavants pour le corps et les cheveux, après-rasages et bien sûr parfums… un monde viril à souhait, irrésistiblement attirant. Et un nouveau crédo : Chéri, j’aime ta peau !

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Article rédigé par Aline, spécialiste beauté.