Le parfum, mille et un plaisirs renouvelés

Le parfum raconte une histoire d’amour depuis toujours. Le sens olfactif en effet, l’odorat, est le premier sens que le fœtus déploie dans le ventre de sa mère, dès les toutes premières semaines de sa vie intra utérine. C’est dire si le lien reste tenace, d’autant plus entêtant qu’il est souvent inconscient. Quand on parle de parfum, on parle de sillage, et ce sillage nous revient de très loin, imbibé dans nos sens sous forme de mémoire indélébile. Comme le goût, c’est souvent ce qu’il nous reste de plus fort de notre petite enfance et de nos origines, pour le meilleur et parfois pour le moins bon, mais c’est puissant.

Ce qui est vrai sur le plan individuel l’est aussi sur le plan collectif. L’Histoire de l’humanité prouve que depuis la préhistoire jusqu’aux parfumeurs particuliers des rois et empereurs du monde et jusqu’aux grands maisons de parfum d’aujourd’hui, le parfum a accompagné le développement de la vie humaine, témoignant ainsi de l’Histoire des civilisations. Imaginez qu’à l’âge du bronze même ( env. 3000 av JC ) alors qu’il n’existait aucune communication entre les différentes parties du monde, les humains avaient le besoin de brûler des bois et des résines pour répandre des odeurs autour d’eux et même sur leur peau. Et cela pour des raisons hygiéniques ou médicinales, mais aussi pour accompagner des activités humaines spécifiques comme des cérémonies religieuses, des fêtes, des mariages, des accouchements ou des funérailles. Chaque évènement, un repas, une saison, une naissance, une mort, une guérison… avait ainsi son odeur et se reconnaissait par elle.

Autant d’odeurs singulières pour bien marquer un moment spécifique. Ce qui implique que, tout comme nous nous souvenons d’un moment de notre passé, même très lointain, grâce à une odeur, nous identifions un évènement précis grâce à une réminiscence olfactive. Exemple : L’encens brut vous ramènera les chants de Noël dans une église de votre enfance, alors que la puissance d’un effluve d’orange vous renverra direct dans le jardin de votre grand-mère au printemps, les fleurs blanches évoqueront celles offertes pour une fête des mères, la réglisse ou la vanille vous verront sortir de l’école, sac au dos, le pain d’épice vous fera aussitôt saliver… Ça marche aussi, hélas! dans l’autre sens : la moindre trace odeur de clou de girofle ou de camphre réveillera instantanément le visage du dentiste penché sur votre molaire

Le parfum renvoie donc aux zones les plus anciennes de notre humanité. Des zones infiniment variées, multiples et multidimensionnelles. Des millions d’odeurs, des millions d’essences capturées dans des millions de contenants, des flacons les plus bruts aux flacons les plus précieux.

Car si le parfum depuis la nuit des temps a d’abord été une nécessité, un soin, un rituel, un accompagnement olfactif de la vie dans toutes les civilisations, il a très vite été utilisé pour le plaisir qu’il procurait. Au point de devenir un métier bien particulier : celui de capturer dans un flacon les souvenirs mais aussi les rêves, les désirs mais aussi les prières. Il suffit de relire Le parfum de Patrick Süskind, ou de revoir le magnifique film qui en est issu, pour s’en persuader, et si ce roman a connu un tel phénoménal succès international, n’est-ce pas précisément parce qu’il met en scène le langage sensuel et insensé du parfum que nous comprenons et partageons universellement ?

Un plaisir, le parfum, évidemment, pas surtout des plaisirs, innombrables. Mille et un plaisirs mille et une fois renouvelables. Plaisir de tous les sens et de toutes les peaux, avec son vocabulaire qui constitue une immédiate et irrésistible invitation au voyage dans le temps et dans l’espace. Chypré oriental, hespéridé d’Italie du sud, cuir de Russie, bois de santal, orange amère des Asturies, ylang-ylang des îles du Pacifique, vanille, huile essentielle d’oud, rose d’Ispahan ou de Grasse, poivre rose, orchidées, jasmin, vétiver, iris, muguet, ambré, poudré, musqué, enivrant, entêtant, frais, sensuel, captivant… On aime ou on aime pas selon qu’il nous « parle » ou pas, nous magnétise ou nous repousse mais jamais, ça jamais ! un parfum ne nous laisse indifférent. Si l’industrie qu’est devenue la parfumerie prospère, si les marques se multiplient, célébrissimes, iconiques, capiteux, mythiques ou moins connues, chères ou bon marché, c’est bien qu’il y a un secret, ce secret que j’ai tenté d’évoquer avec vous ici.

Comment alors n’aimer qu’un parfum ? Un seul et unique et se couper le nez et la peau de toutes les possibilités offertes, des mille et un parfums mille et une fois renouvelables à l’infini ? Comment savoir qu’on est fidèle à un parfum si on n’en essaie aucun autre ? Les possibilités sont infinies, selon les saisons, les occasions, les tenues vestimentaires, selon l’âge aussi bien sûr, et les heures du jour et de la nuit, les évènements, les coups de cœur et les coups de nez, selon les découvertes tellement agréables et étonnantes, et selon ce que l’on veut transmettre à l’autre, puisque le parfum est tout à la fois plaisir et langage, à la fois égoïsme et partage.

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Article rédigé par Aline, spécialiste beauté.